[ATELIER]
Interaction
Je développe, dans les tissus organiques dédiés de mon corps, des substances
actives au niveau de mon système nerveux central autant que périphérique, et
ce, à chaque fois que ce stimulus particulier interagit sur moi par
l'intermédiaire d'un ou plusieurs de mes cinq sens.
--
Je déteste ce personnage qui affadit mon esprit, diminue mes capacités
d'agressivité face au monde, et tend à me faire croire que les objectifs et
orientations prioritaires que j'ai déterminées une fois pour toute dans ma
vie, ne seraient que des illusions, des miroirs aux alouettes, voir pire, la
flamme d'une bougie dont je serais le papillon.
--
Il est étrange de remarquer comme la soustraction de cette partie somme toute
minime de mon environnement, modifie celui-ci en des proportions sans commune
mesure avec les quantités mises en jeu de part et d'autre de cette opération.
Par ailleurs, l'opération inverse n'annule pas le premier résultat tout en
modifiant certains paramètres de la situation qui n'avaient pas été pris en
compte de façon conséquente lors de la dite soustraction.
Il me faut donc conclure que pour l'addition autant que pour la soustraction
cet élément particulier est totalement paradoxal voir aberrant et que sa
conduite est erratique. Le bon sens ne pourrait que m'incliner à abandonner
cet objet d'étude.
--
La lumière qui provient des espaces au-delà de celui qu'elle occupe, ne me
parvient pas. Les sons produits lors d'instant où elle en émet, me sont
inaudibles, la proximité, l'imminence d'un contact est elle-même contact. Je
ne sais comment je parviens à échapper à celui-ci pour écrire ces mots.
--
J'ignore en quel métal est ce lien invisible qui m'enchaîne à son ombre.
--
Détruire cet être fera très certainement naître en moi une énergie fort utile
à mes desseins de puissance. La souffrance engendrée ôtera toute limite à ma
sensibilité vis-à-vis de l'humain. Dés lors, aucun acte ne me sera plus
inaccessible.
--
Je ne suis pas indifférent à sa présence et, si d'aventure il se produisait
un rapprochement durable entre nos destinées mutuelles, en ce qui me
concerne, un contentement conséquent en résulterait.
--
Je l'aime.
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actives au niveau de mon système nerveux central autant que périphérique, et
ce, à chaque fois que ce stimulus particulier interagit sur moi par
l'intermédiaire d'un ou plusieurs de mes cinq sens.
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Je déteste ce personnage qui affadit mon esprit, diminue mes capacités
d'agressivité face au monde, et tend à me faire croire que les objectifs et
orientations prioritaires que j'ai déterminées une fois pour toute dans ma
vie, ne seraient que des illusions, des miroirs aux alouettes, voir pire, la
flamme d'une bougie dont je serais le papillon.
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Il est étrange de remarquer comme la soustraction de cette partie somme toute
minime de mon environnement, modifie celui-ci en des proportions sans commune
mesure avec les quantités mises en jeu de part et d'autre de cette opération.
Par ailleurs, l'opération inverse n'annule pas le premier résultat tout en
modifiant certains paramètres de la situation qui n'avaient pas été pris en
compte de façon conséquente lors de la dite soustraction.
Il me faut donc conclure que pour l'addition autant que pour la soustraction
cet élément particulier est totalement paradoxal voir aberrant et que sa
conduite est erratique. Le bon sens ne pourrait que m'incliner à abandonner
cet objet d'étude.
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La lumière qui provient des espaces au-delà de celui qu'elle occupe, ne me
parvient pas. Les sons produits lors d'instant où elle en émet, me sont
inaudibles, la proximité, l'imminence d'un contact est elle-même contact. Je
ne sais comment je parviens à échapper à celui-ci pour écrire ces mots.
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J'ignore en quel métal est ce lien invisible qui m'enchaîne à son ombre.
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Détruire cet être fera très certainement naître en moi une énergie fort utile
à mes desseins de puissance. La souffrance engendrée ôtera toute limite à ma
sensibilité vis-à-vis de l'humain. Dés lors, aucun acte ne me sera plus
inaccessible.
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Je ne suis pas indifférent à sa présence et, si d'aventure il se produisait
un rapprochement durable entre nos destinées mutuelles, en ce qui me
concerne, un contentement conséquent en résulterait.
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Je l'aime.
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(c) Le bateleur
